Quand le Destin réunit les personnages – Clan des Otori #5

Le-Clan-des-Otori-tome-1-LeJe viens de terminer le tome 5 du Clan des Otori, saga se déroulant dans un Japon féodal qui prossède certaines similarités avec le Japon de notre univers. J’ai lu cette saga au collège, où j’avais dévoré avec avidité tellement l’écriture est fluide, poétique, épique, les personnages riches et pas « méchants » ou « gentils »…

D’une certaines manière, ce sont donc mes goûts de collégienne que je clos avec la fin de cette saga ! Et quelle meilleur moyen pour cela que de revenir aux racines de la saga, à tous les évènements qui ont amené ceux du Clan des Otori à exister, à pouvoir se dérouler ? Et oui, ce cinquième et dernier tome est un préquel.

Quelques mots sur l’autrice…

Lian Hearn est un pseudo pour cette auteure australienne, qui s’inspire d’un écrivain irlando-japonais nommé Lafcadio Hearn (sa page Wikipédia vous en dira plus sur lui).

Lian Hearn est née en Angleterre en 1942 et est diplômée d’Oxford (rien que ça). Elle a travaillé en tant que critique de cinéma et éditrice d’art avant d’aller vivre en Australie. Elle a aujourd’hui 76 ans !

En plus de nombreuses pièces de théâtre, elle a écrit une trentaine de romans ! Son premier roman Space Demons introduit déjà un monde fantastique, présent dans toute son œuvre. 

Pourquoi un pseudonyme ? Cela provient de sa volonté de voir son œuvre jugée pour elle-même, et non selon ses publications précédentes, à destination d’un public d’enfant, alors que le Clan des Otori se destine à un public d’adulte. Elle commence à publier cette série en 2001 sous ce pseudo. En France, elle est publiée chez Gallimard Jeunesse (paradoxe quand tu nous tiens…) en 2002, jusqu’en 2008.

Après cette première série, elle publie en 2016 (2017 en France, où sont sortis les 4 tomes en même temps) la série de Shikanoko, enfant-cerf, qui se déroule quelques siècles, et revient sur la création de la Tribu ! Une pépite qui s’adresse aux jeunes adultes. Il n’est par ailleurs par nécessaire d’avoir lu les Otori pour apprécier cette saga de 4 volumes. 

L’univers de l’Empire des Trois Pays

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Les Trois Pays se divisent en trois grandes régions géographiques : le Pays de l’Est, dirigé par les Tohan ; celui du Milieu dirigé par les Otori, et celui de l’Ouest, par la famille des Seishuu. Chaque grande famille est elle-même divisée en plusieurs lignées, dont sont issus certains personnages. Un équilibre perdurait durant plusieurs d’années, mais l’avidité de pouvoir d’Iida Sadamu, chef de la famille des Tohan, ébranle cette paix commerciale.

En plus des familles de guerriers, nous avons les Invisibles, fortement inspirés des chrétiens au Japon féodal, ainsi que la Tribu, sorte de peuple fantastique, dont l’on découvre les origines dans la deuxième saga (Shikanoko) aux pouvoirs mystérieux et probablement inspirés des ninjas. Plus tard dans la série, les étrangers et les armes à feu feront leur entrée dans la partie politique du jeu de Go et renverseront le cours de la saga…

L’univers, les jeux politiques d’alliance m’ont fait pensé à celui de Game of Thrones, plus ancien toutefois. Les familles seraient les maisons, même s’il n’y a pas forcément d’équivalent entre l’une et l’autre saga, la Tribu pouvant être affiliée aux assassins de l’Homme sans visage.

Les 4 personnages principaux du Fil du Destin

51aRODf9CxL._SX210_Parmi la fresque de personnages que l’on suit dans ce 5e tome et préquel, ne l’oublions pas, j’ai retenu 4 personnages principaux, importants dans le récit, dont 3 que l’on retrouve dans la suite de l’histoire.

Shigeru OTORI – Guerrier, héritier du Clan des Otori en déchéance, son frère cadet est Takeshi Otori. Après sa déchéance suite à une défaite militaire, il attend patiemment son heure et se fait appeler Le Fermier.

Naomi MARUYAMA – Cheffe de la famille Seiishu et du domaine de Maruyama, mère de Kaede. Spécificité de Maruyama : celui-ci n’est transmis que de mère en fille.

Shizuka KAKUTA – Issue de la Tribu, elle appartient aux deux familles principales. Elle est la maîtresse de Araii Daichi dont elle a eu 2 fils. Elle aidera fortement Shigeru et Naomi vers la fin du récit pour se racheter d’une trahison. C’est grâce à elle que Shigeru tient ses registres sur la Tribu, source considérable d’informations dangereuses…

Kenji MUTO – Futur chef de la famille Muto (Tribu), surnommé « Le Renard » il est ami avec Shigeru.

Mon avis

Tous ces éléments, c’était pour mieux se situer dans l’univers et le contexte. J’ai donc lu ce tome 5 presque 10 ans après avoir lu la série originale (sans avoir forcément terminé entièrement en plus…) et c’était un plaisir de m’y replonger !

Retrouver la poésie de la plume de Lian Hearn, la politique des Trois Pays, les jeux d’alliance, les réflexions spirituelles des personnages, les dilemmes auxquels ils et elles sont obligés de faire face. Le Japon présenté dans cette série se rapproche beaucoup du vrai Japon féodal, peu avant l’ouverture du pays aux occidentaux.

Autre chose que j’ai beaucoup aimé : le roman se termine sur la même scène que celle où commence Le Silence du Rossignol (tome 1), mais du point de vue de Shigeru.

En conclusion, après avoir lu ce roman, qu’une seule envie : aller sur les lieux dont sont inspirés le Clan des Otori (un parquet du Rossignol existe réellement) afin de relire ensuite la saga, les lieux en tête !

Pour une fois, une adaptation visuelle en série par exemple ne serait pas de trop et pourrait relancer cette série qui commence à (bien) vieillir !

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Entrez avec moi dans l’Atelier des Sorcières – Coup de coeur Manga

Fin juin, il était temps de faire un nouvel article coup de coeur 😉 Je vais vous parler de l’Atelier des Sorcières ! C’est parti !

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Editée chez Pika, cette petite pépite a été soigneusement préparée en amont de sa sortie par la maison d’édition, notamment avec une version collector et une jaquette inédite avec en bonus un petit artbook (très joli). Chose assez inattendue, alors que je l’aurais d’emblée classé en shonen, le manga est édité en collection Seinen, c’est-à-dire qu’il s’adresse à des jeunes adultes (15 ans environ), dans la théorie bien sûr. Reste à découvrir pourquoi, même si avec la lecture du tome 2 je commence à avoir ma petite idée !

L’histoire

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Coco vit dans un monde où l’on naît sorcier, mais on ne le devient (normalement) pas. Un jour, elle tombe par hasard sur un sorcier étrange qui lui offre un livre avec des dessins et un porte-plume. Plusieurs années plus tard, alors qu’un sorcier passe par chez elle, Coco découvre par hasard le secret de la magie et lance par erreur un sort interdit sur sa mère, désormais figée.

Pour réparer cela, elle devient l’apprentie d’un sorcier et s’intègre au sein de l’Atelier des Sorcières, avec 3 autres apprenties. Réussira-t-elle à aller au bout de sa quête et à déjouer les complots qui lui tombent dessus ? A se lier d’amitié avec Agathe ? Et à devenir une sorcière hors pair ?

Les protagonistes

  • Coco : jeune couturière comme sa mère, elle est fascinée par la magie depuis toute petite. Elle rêvait de devenir sorcière pour faire sourire les gens et les rendre heureux. Très débrouillarde, elle fait preuve d’une grande inventivité pour se sortir de situations désespérées.
  • Kieffrey : sorcier un peu rebelle, on en sait assez peu sur lui pour l’instant.
  • Agathe : elle considère Coco comme sa rivale mais est très douée dans le dessin. Elle se prend pour la meilleure et a tendance à griller les étapes. Elle joue de mauvais tours à Coco dès son arrivée.
  • Les autres apprenties : Tétia, l’adorable rêveuse et Trice, un peu psychopathe sur les bords mais très terre à terre.

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Pourquoi c’est un coup de cœur ?

L’histoire est vraiment originale et change du schéma classique des shonen. L’héroïne s’appelle Coco donc forcément ça ne pouvait que me plaire 😉 L’univers est très bien développé, on apprend en même temps que Coco l’origine de la magie et son fonctionn

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Les personnages sont originaux aussi : Agathe est juste jalouse, et les protagonistes sont des enfants de 12 à 15 ans environ, qui sont pourtant très doués en magie et imaginatives pour mettre au point des sorts au fonctionnement bien précis.

Enfin, les dessins et le coup de feutre des auteurs nous projettent vraiment dans l’univers. Quand j’en sors, j’ai du mal à revenir à la réalité, je reste dedans quelques minutes et voudrais vraiment être dans cet univers !

Bref, vous l’aurez compris, cette série nous réserve encore bien des merveilles, et j’ose espérer qu’il y aura une adaptation animée, ce qui serait vraiment et absolument génial.

Sans conteste, mon coup de cœur manga de l’année 2018 !

Sorcièrement,

Luna.

 

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Wishlist de l’été (partie 2) – Fantasy

En mai dernier, j’ai entamé une série de 2 articles sur ma wishlist de l’été : d’abord les mangas, puis aujourd’hui les romans fantasy que j’attends.

Fin juin, ce sera ma « Pile à lire estivale » au rendez-vous !

Quelques titres en fantasy

JUIN (et avant)

  • Les Jardins de la Lune T.1 (sortie en mai 2018) – Editions Léha : pour pouvoir ENFIN se plonger dans cet univers, retraduit en mai dernier avec présence de l’auteur lors des Imaginales à Epinal. Une épopée de dark fantasy qui promet des combats et des personnages sympas. [en cours de lecture]
  • Les 7 de Babylone T.2 (avril 2018) – Slalom : retrouver Jasper, Jeanne d’Arc, Victor Hugo et Léonard de Vinci sera très sympa, je l’espère en tout cas… Roman jeunesse. [terminé samedi 8/07]
  • Car je Suis LégionMnémos : j’ai un gros coup de coeur pour la fantasy historique dernièrement.

AOUT

  • Magie Ex-Libris T. 3 : Sur Épreuvesl’Atalante : tellement trop hâte de replonger dans l’univers où la magie provient des livres, où une épée Excalibur peut devenir réalité. (Coup de coeur) – 23 aout

SEPTEMBRE

  • La Gloire du Gobelin T.2 (Jim C. Hines) – L’Atalante : HOLY SHIT (pardon). Où l’on va retrouver Jig le Gobelin et Titache son araignée de flammes.

Galerie des couvertures – Fantasy

 

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Kuroko’s Basket : le shonen sportif

J’ai découvert cette série japonaise animée il y a peu de temps sur Anime Digital Network, mais dès le début j’ai adoré.

Kuroko’s Basket : le basket à la sauce shonen

 

Cet animé adapte le manga du même nom, publié entre 2008 et 2014 et parmi les meilleures ventes manga au Japon juste derrière One Piece et Naruto ! Bah oui, il est édité dans le Weekly Shonen Jump magazine, où l’on trouve de nombreuses séries de shonen pré-édités qui ont ensuite un succès fou. La dernière en date : My Hero Academia.

La série, dont la diffusion est terminée, compte 3 saisons, 3 films récapitulatifs et un film exclusif sorti en mars 2017. La licence est gérée par Kazé en France et diffusée par ADN, où j’ai découvert l’animé.

L’histoire

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L’équipe du collège de Teiko – Génération Miracle

La Génération Miracle (GM) du collège de Teiko à Tokyo a remporté 5 fois le titre de meilleure équipe nationale. L’équipe était composée de 5 génies surdoués en basket, dont un moins connu « le joueur fantôme », que les autres joueurs respectaient tout autant que les autres.

Désormais éparpillés entre 5 lycées différents, le « joueur fantôme » en question n’est autre que Kuroko Tetsuya, personnage effacé mais adorable, qui a sa propre conception du basket différente des autres membres de Teiko. Peu doué pour marquer et dribbler, il possède pourtant un don exceptionnel pour les passes décisives sur le terrain. On le retrouve au lycée de Seirinau club de basket. Rapidement il prend sous son aile Taiga Kagami, joueur impulsif et voué à devenir le joueur numéro 1 du Japon. Il veut effectivement battre la GM et Kuroko va donc l’aider : il sera son ombre et Kagami sera sa lumière. Ensemble, ils vont aider aussi leur équipe à se hisser dans le top 1 national.

(Je veux devenir le meilleur basket-balleur… chante sur le thème de Pokémon)

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L’équipe du lycée de Seirin au complet

Mon avis

On retrouve donc sans surprise quelques éléments classiques du shonen sans magie ! Le tout agrémenté de « techniques spéciales » qui m’ont fait penser à Foot 2 Rue (série française sur France 3) et à Olive et Tom, le tout autour du basket.

De nombreux rivaux se dressent sur le passage de Kagami, venu tout droit d’Amérique et qui réagit au quart de tour, toujours prêt à se dépasser pour faire gagner son équipe.

Deux styles de jeu s’affrontent et constituent même l’enjeu principal de la série. La technique de la GM : gagner individuellement, aimer le basket pour gagner, parce qu’ils sont très forts. Et le style de Kuroko auquel il convertit un par un ses anciens co-équipiers : s’amuser, gagner en équipe, privilégier l’équipe à soi-même…

Bref, des personnages surprenants, qui évoluent, généralement après une défaite, et un but assez classique finalement, dans la lignée des shonen. Je suis encore dans la hype et j’adore l’univers et les personnages !

Si vous ne savez pas quoi regarder cet été, je vous recommande chaudement cette série ! 😉

Et on termine en musique…

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Whislist de l’été (partie 1) – Mangas

En septembre, j’avais fait un top 10 de ma rentrée 2017 en SFF. Vu les sorties annoncées en mai, juin et juillet, j’avais envie de refaire un article du même genre, mais pour l’été. Dans le désordre, voici donc ma wish-list pour cet été, ceux que j’achèterais chaque fin de mois, quitte à m’endetter (vous la sentez, la fibre marseillaise qui exagère un peu ?) !

Mangas

JUIN

  • L’Atelier des Sorcières T.2 – Pika : j’ai hâte de retrouver Coco, sa maladresse et l’univers magique de ce manga pétillant et plein de pep’s ! (Coup de coeur)
  • My Hero Academia – Vigilante T.3 – Ki-Oon : pour retrouver le revers de la médaille, ces justiciers illégaux dans l’univers déjanté de My Hero Academia !
  • Le Maitre des Livres -T.15 – Komikku : Hâte de découvrir le dernier tome de cette aventure littéraire et sentimentale ! Entre-temps il faudra que je me mette à jour sur les derniers tomes… (Fin de série)
  • Kasane T.12 – Ki-Oon : c’est encore une série qui se termine, sans regrets car ça commençait un peu à tourner en rond… (Fin de série)

JUILLET

  • Beyond the Clouds Vol. 1 – Ki-Oon : une nouvelle série japonaise et publication inédite, dont le premier chapitre a été pré-publié dans le magazine dispo en librairies ! Une future découverte qui s’inscrit dans le steampunk. (Nouvelle série)
  • Le Visiteur du futur – La Brigade temporelle Vol. 3Ankama : on est repartis pour un tour dans l’univers du Visiteur du Futur dessiné par Guillaume Lapeyre, aussi auteur de City Hall. Un manga français très drôle avec toujours plus de références.
  • Mortician Vol. 1 – Glénat : encore une nouvelle série, française cette fois, fantasy, drame et lutte sociale seront au rendez-vous. (Nouvelle série)
  • My Hero Academia Vol. 14 – Ki-Oon : avec ses super-pouvoirs et ses personnages hauts en couleur, rien de tel qu’un bon MHA pour passer un bon été !
  • Spice & Wolf Vol. 16 – Ototo Editions : après 1 an d’attente pour retrouver Lawrence et Holo, ce sera le dernier tome de l’aventure ! 😦 (Fin de série)
  • Le même jour sortira le deuxième Artbook sur Spice and Wolf : The tenth year calvados – Article sur le site de l’éditeur
  • Dream Land Vol. 18 –Pika : décidément, ce mois-ci le manga français déchire tout ! avec 1 tome par an, le rendez-vous annuel de la série d’aventure déjantée de Reno Lemaire est fixé pile poil avant le début des vacances scolaires.
  • L’Enfant et le Maudit Vol. 5 – Komikku : nous découvrirons enfin ce qui arrive aux deux personnages clés de cette balade poétique, lyrique et très dark.
  • King of Ants Vol. 4 – Komikku : et c’est parti pour de la baston bien comme il faut avec ce tome 4 ! Hâte de voir ça.

Galerie des couvertures déjà connues – Mangas

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Opération Sabines : la fantasy française à la James Bond

L’un de mes derniers coup de coeur roman est « Opération Sabines » de Nicolas Texier, aux éditions des Moutons Électriques, maison d’édition bordelaise et qui fait très souvent des livres superbes, que ce soit dans la forme ou sur le contenu ! Je la considère à titre personnel comme le « Gallimard de l’imaginaire » 😉

Qui est l’auteur ?

Nicolas Texier habite en région parisienne et a édité 3 romans dans la NRF chez Gallimard. Il contribue régulièrement à des travaux en histoire militaire. C’est son premier roman dans le domaine de la fantasy !

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Le clin d’oeil du titre à la mythologie romaine

Un célèbre tableau de Poussin s’intitule « L’enlèvement des Sabines » et a été peint en 1637. Le titre de l’opération, donnée dans le roman par un personnage insupportable et très autoritaire, imbu de lui-même etc…, fait référence à ce tableau et à la légende associée.

En effet, l’opération « secrète » est censée être l’enlèvement du scientifique italien, dont l’on parle tout le long du roman et que l’on ne voit que très peu finalement. Et cet enlèvement est censé se dérouler à Venise, alors que le tableau met en scène la légende qui est censée avoir lieu à Rome. Cette erreur est d’ailleurs soulignée dans le roman par Julius Khool.

Résumé de l’éditeur

Londres, 1937. Le jeune enchanteur Carroll Mac Maël Muad et son domestique Julius Khool, vieux soldat maure ayant servi dans les légions de la République romaine de Weimar, sont recrutés par le Special Operation Service (SOS) afin d’exfiltrer un savant vénitien, dont les travaux dans le domaine de l’atome risquent de bouleverser l’équilibre des forces en Europe.

Mon avis

J’ai adoré, et même dévoré ce roman, comme cela ne m’était pas arrivé depuis longtemps (à part pour quelques exceptions). Une petite pépite littéraire que ce soit dans le style ou dans le scénario, et française en plus de ça ! Les personnages sont développés, même si on aurait aimé en savoir plus sur quelques intervenants secondaires, comme dans une pièce de théâtre. Le roman et l’intrigue m’ont souvent fait pensé à Sherlock Holmes et son acolyte car la narration est du point de vue de Julius, ancien militaire et mercenaire qui veut se poser et devient domestique du jeune magicien un peu par hasard. D’ailleurs, comme Watson, ce personnage raconte l’histoire et est ancien militaire. Il sait se battre, et devient un peu par défaut le garde du corps et ami de Mc Caroll. Je ne pense pas que ce soit un hasard, plutôt un hommage à Holmes et à ses personnages.

A noter : il y a de nombreuses références à la mythologie romaine et grecque (le Styx notamment, les Enfers, etc…) : on comprend et apprécie mieux le roman et l’intrigue si on dispose de ces références. En fait, à peu près toutes les mythologies sont présentes dans ce roman… Même (et surtout) l’Inde ! Vous comprendrez en lisant 😉 

A un moment, il y a même une réflexion autour de la société (du roman, mais fonctionne aussi chez nous) et autour des anarchistes.

Je pourrais en parler assez longtemps, mais cela semble être le début d’une saga fantasy/steampunk/uchronie française, ou au moins une trilogie car celui-ci n’est que le 1er tome ! Hâte de lire le 2e.

Je vous reparlerai peut-être en détails des personnages si j’ai le courage de faire un article plus long 😉

Luna

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En mars, partons en guerre avec Arslan

 

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La Paix séparant Mars et Minerve © Le Tintoretto, Palais des Doges, Venise

Le point mythologie

Chez les romains, Mars était le dieu de la guerre, des troupeaux et des cultures. Le pivert était son oiseau favori, annonciateur de pluies. A l’époque classique, il était particulièrement vénéré par l’armée, ce qui lui valut le surnom de Gradivus (« qui avance à grands pas » [au combat] ou, selon d’autres, « qui fait pousser » [les moissons]).

Arslan : A Wind from Bukhara

Ce roman a été écrit par l’autre américaine Mary Jane Engh (M.J. Engh) aussi auteur d’autres romans de science-fiction (notamment Rainbow Man en 1993) ainsi que des essais autour de la femme et de la religion. Publié en 1976 chez Warner Books, les éditions Denoël ont traduit en 2016 ce roman (qui ne l’avait jamais encore été en français) dans leur collection Lunes d’Encre, dédiée aux littératures de l’imaginaire.

Ce succès des années 80 avait permis à l’auteure d’être nommée en 2009 « Auteur éméritée de la société des écrivains de Science-Fiction et de Fantasy des Etats-Unis » selon sa page Wikipédia.

 

 

Fiche d’identité

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Genre : Science fiction + politique = Politique-fiction

Nombre de pages : 400 pages

Prix : 22€ (papier) / 16€ (e-book) – Pour le commander chez votre libraire préféré, passez par Place des Libraires ! 

Editeur : Denoël, coll. Lunes d’Encre

Traducteur : Jacques Collin / Illustrateur couverture : Aurélien Police

Résumé : Un dictateur du Tiers-Monde, Arslan, veut sauver la planète à sa façon et la première étape est de conquérir le monde entier. La ville américaine de Kraftsville est-elle prête à l’accueillir ? Ses habitants seront-ils capables de s’adapter aux nouvelles règles, coupés du monde et désormais livrés à eux-même ?

Mon avis

Un roman très riche en diversité de personnages, un contexte proche de la réalité : apr-s tout, ça pourrait très bien arriver d’un jour à l’autre. Une histoire riche et géniale à la fois. Une fois quitté l’univers, le retour à la réalité était difficile quand même !

J’ai adoré, je recommande ! C’est une petite pépite des années 80 remise au goût du jour, à ne louper sous aucun prétexte ! 

Luna.

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Challenge 2018 – Janvier : it’s time to grow up !

Pour ce mois de janvier (un chouya en retard je l’avoue !), j’ai tenté de lire « Gardiens des Cités Perdues » de Shannon Messenger (non, pas l’appli de messagerie de Facebook….), le tome 1. Le thème était les portes ou une thématique associée dans le titre, en référence à Jannus, dieu romain des carrefours et des portes (entre autres).

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Jannus, dieu du commencement et des fins, des choix, du passage et des portes ©Mythologica.fr

Je me suis donc lancée dans la lecture du tome 1 des Cités Perdues, paru en 2017 chez Lumen. C’est d’ailleurs une des premières séries étrangères éditées par cette maison d’édition grandissante.

Résumé de l’éditeur :

 » Sophie Foster, jeune prodige de 12 ans vivant avec ses parents et sa sœur à San Francisco, apprend qu’elle n’est pas humaine et qu’elle doit quitter le monde qu’elle connaît. Avec l’aide de Fitz, le garçon repsonsable de ces révélations, elle intègre un monde qui lui semble irréel, et découvre qu’elle garde des secrets en elle dont elle ne soupçonnait même pas l’existence. Allant de surprise en suprise, elle doit accepter qui elle est, même si tout semble contredire ce qu’elle avait appris jusqu’alors… L’y attendent une pléiade de nouveaux condisciples, amis et ennemis, et une question obsédante : qui est-elle ? Pourquoi l’a-t-on cachée dans le monde des humains ? Pourquoi n’a-t-elle que des souvenirs partiels de son passé ? »

Si le résumé peut paraître attrayant, et c’est l’une des raisons de mon choix, le contenu est tout autre. J’ai essayé de lire jusqu’à la moitié au moins, mais ma patience a eu raison de moi et j’ai arrêté vers le quart du roman. 

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Pourquoi je n’ai pas aimé ?

D’abord, le public ciblé tourne entre 10 et 16 ans je pense, pas ma tranche d’âge donc. ça n’a pas vraiment aidé… Le personne principal ayant 12 ans, et moi 23, l’écart s’est fait ressentir… C’est une série à lire au collège ou pour les personnes ayant conservé leur âme d’enfant. Et donc je me suis aperçu que je n’aime plus les séries que j’aurais pourtant adoré quand j’étais ado, quand ma vie tournait entre Tara Duncan (doc j’ai décroché à cause de la longueur de la série) et Harry Potter (que j’aime mais moins qu’avant et que je n’ai pas relu depuis longtemps). On grandit !

Ensuite, les personnages : ils sont plats, clichés et sans réel intérêt. L’univers aussi est bourré de mystères (ça c’est cool) mais on est plongé dedans trop abruptement peut-être. Cela se voit que c’est un premier roman, quelques maladresses de formulation parfois, peut-être dû à la traduction. En personnages clichés, on retrouve donc la collégienne sur-douée qui n’appartient pas au monde des humains (tient tient coucou Ewilan ou Tara !) et qui n’a aucun souvenir de ses parents biologiques. Des personnages « féériques » (ou pas) et adultes qui ne veulent rien dévoiler au personnage principal, un complot, un univers où les humains sont mal vus….

Bref, j’ai eu l’impression d’un mauvais copié-collé de Tara Duncan, que je ne lisais pas pour ses qualités littéraires mais pour son humour, ses références déjantées et ses personnages qui eut ne sont pas (tous) clichés.

Enfin, une 3e raison qui fait que je n’ai pas accroché : une série à rallonge, encore une, et vendue surtout grâce au marketing et aux campagnes de com de Pocket Jeunesse et la présence de l’auteure aux Salon incontournables.

Quelques points positifs quand même ?

Les couvertures sont jolies et attirent l’oeil ; une série jeunesse pour rêver et s’évader ; le fait que ce soit une auteure encore inconnue il y a peu de temps.

Conclusion

Même si je n’ai pas vraiment accroché, ni réussi à le finir pour les raisons évoquées plus haut, c’est probablement une série qui du potentiel pour aller rejoindre les séries jeunesse et auteurs incontournables comme Erik l’Homme, Pierre Bottero ou J.K Rowling. (liste non exhaustive). Grâce à cette (non)-lecture j’ai enfin réalisé qu’il était temps pour moi de lire des romans fantasy adultes ou jeunes adultes.

 

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Challenge 2018 : 1 thème par mois !

Vu sur un blog copain, il propose un défi pour l’année 2018 : une lecture thématique plutôt orientée SFF, par mois. Voici le calendrier des thèmes, et mes choix de lecture :

Janvier : mois du commencement, mois de Janus le dieu des carrefours et des portes – un livre avec le mot Porte (Gate/Door) ou une thématique associée dans le titre. Pour ma part, je lirais le tome 1 des Gardiens des Cités Perdues de Shannon Messenger !
Février : un mois très court – une histoire courte mais percutante qui vous a marqué. Histoire courte, ce sera donc Cygnis, de Vincent Gessler aux éditions Atalante. C’est de la S-F 🙂 – Update : par manque de temps, pas de fiche ce mois-ci 😦
Mars : le mois du dieu de la guerre – une œuvre sur ce thème : Arslan me paraît tout indiqué, je vous ferais donc découvrir ce roman assez étonnant et pourtant écrit dans les années 80 !
Avril : une autrice devra vous inspirer (on peut bien sûr en lire dans les autres mois) : ce sera donc un roman de Robin Hobb.
Mai : Après la guerre, il est temps de faire place à l’amour – trouverez vous une œuvre de SFF qui corresponde à ce critère ? Hum, choix difficile, je ne lis pas des masses d’histoires d’amour… Ce sera donc The Ancient Magus Bride, une série de manga que j’adore pour ses graphismes, ses personnages et la magie expliquée de manière assez poétique.
Juin : l’été arrive et avec lui, les envies de plages – un livre où le sable tient un rôle important. La réédition des Lions d’Al-Rassan me fait de l’oeil depuis sa sortie et ce sera donc avec joie que je lirais ce roman semi historique semi fantasy ! L’auteur est Guy Gavriel Kay, et ses 2 nouveaux romans ont tous deux reçus le Prix Elbakin en 2015 puis 2017 ! Bref, j’adore cet auteur.
Juillet : 14 juillet oblige, soyons patriotes – un livre d’un auteur ou d’une autrice francophone. Je vous ferais découvrir le dernier roman d’Erik l’Homme (en adulte) : Déchirer les ombres, un récit de voyage et une histoire d’amour.
Août : allons découvrir des horizons lointains, la SFF ne se limite pas au français ni à l’anglais – un livre de genre d’un auteur ni francophone ni anglophone. Ce sera donc Métro 2034 écrit par un auteur russe, Dmitry Glukhovsky.
Septembre – Pour oublier la rentrée et le temps qui passe, pourquoi ne pas découvrir les changements temporels – l’uchronie sera le thème de ce mois. Je vais donc tenter de lire Le maître du haut château de Philip K.Dick.
Octobre – Il commence à faire froid et à pleuvoir un peu trop ? – Le thème du dragon saura bien nous réchauffer. Jardins d’hiver de Olivier Paquet et Aurélien Police devrait coller.
Novembre – Les vampires sont des créatures fascinantes non ? Lisons donc une de leurs histoires. Et ce sera donc une reprise de la saga de l’épouvanteur avec le tome 17 sorti récemment. ça compte ? ^^
Décembre – En cette période d’avant Noël, que cache donc le Père Noël sous sa houppelande rouge et blanche, des horreurs ou de grands éclats de rire ? Retour en enfance avec Le Pôle Express, roman d’Ellen Weiss.

Bonne année 2018 à tous nos lecteurs !

Luna.

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La perle et la coquille

Ca faisait longtemps que je n’avais pas posté d’article sur le blog, mais je ne pouvais pas passer à côté de ce nouveau coup de coeur ! Il est rare que j’aie envie d’acheter un livre après l’avoir lu, mais La Perle et la Coquille fait partie de ces livres qu’on adopte, qu’on aura plaisir à redécouvrir plus tard, à différentes époques de sa vie, comme un vieil ami qu’on retrouve à nouveau.

Dialogue entre Rahima, petite fille afghane perdue au milieu d’une fratrie de filles en 2007, et son ancêtre Shekiba, femme défigurée  à la destinée surprenante, ce roman nous plonge dans l’Afghanistan traditionnel, au milieu des coutumes et modes de vies qui peuvent ne pas vraiment nous parler …

Rahima va découvrir la liberté d’être un garçon, grâce à la tradition du bacha posh consistant à travestir une petite fille lorsqu’il n’y a pas de garçon à la maison. Jamais elle ne se remettra de cette liberté goûtée pendant ces quelques années, et malgré toutes les épreuves que la vie va lui imposer, elle n’aura de cesse de retrouver l’indépendance à laquelle elle aspire. Sa vie est rythmée par les visites de sa tante, qui lui raconte l’histoire farfelue, étonnante et surprenante de leur ancêtre, Shekiba.

Cette dernière, victime d’un accident domestique, est défigurée à vie, et provoque le dégoût sur son passage. Oscillant elle-aussi entre fille et garçon tout au long de sa vie, elle échappera à des situation bien compliquée, jusqu’à se retrouver garde du harem du roi, femme déguisée en homme. Heureusement, son histoire ne s’arrête pas là !

Les histoires des deux femmes se téléscopent l’une avec l’autre, alternant les clins d’oeil et les tranches de vie. Un bonheur à lire, dans un style prenant et surprenant ! Petit bonus, même pour les ignares comme moi, chaque mot et chaque tradition sont expliqués sans ralentir l’histoire. Un pur bonheur, et mon plus gros coup de coeur depuis longtemps !

Bien à vous, et joyeuses fêtes !

Cat

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