Monster de Naoki Urasawa

Allemagne, en 1986. Kenzô Tenma, un brillant chirurgien d’origine japonaise fait face à un choix crucial qui déterminera la suite de sa carrière. Tandis qu’il s’apprête à opérer un jeune garçon blessé d’une balle dans la tête, la direction de l’hôpital lui ordonne de tout arrêter pour  secourir immédiatement le maire de la ville qui vient d’être admis au service des urgences. Ce dernier refuse de donner la priorité au politicien et se concentre finalement sur la vie du jeune Johann qui repose entre ses mains. On dit sa situation professionnelle ruinée par un tel choix mais Kenzô Tenma en assume pleinement la responsabilité. Une fois l’opération terminée, il cherche à en savoir plus sur les conditions de l’accident qui a touché Johann et rend visite à la sœur jumelle de ce-dernier, elle aussi hospitalisée. La petite est sous le choc et ne parvient à prononcer que des bribes de phrases incompréhensibles. Il semblerait que les deux enfants aient été retrouvé chez eux, leurs deux parents assassinés… De nouveaux meurtres ont lieu dans la chambre même du jeune Yohann en convalescence : trois responsables de l’hôpital ont été empoisonné. Des soupçons pèsent sur le docteur Tenma, finalement innocenté. Cela ne l’empêchera pas d’être rétrogradé. Il ne se doute absolument pas que neuf ans plus tard il découvrira enfin qui est l’auteur de tous ces meurtres…

monster

J’ai rarement lu un manga aussi prenant, et encore moins qui relève du thriller psychologique et de l’enquête policière. Cette série de 18 tomes a rapidement su me convaincre que les thèmes abordés pouvaient être brillamment adaptés, les personnages sont décrits avec finesse et perspicacité, la trame est parfaitement travaillée… Que dire de plus si ce n’est : à lire de toute urgence !

La série ne date pourtant pas d’hier, la première publication japonaise date de juin 1995 et la série fut rapidement adaptée dans une version française aux mains des éditions Kana. On apprécie la subtilité du mangaka à dessiner un visage différent et bien distinct pour chacun de ses personnages (même secondaires), la modernité d’une histoire qui se déroule hors du territoire nippon (c’est assez rare pour être souligné) et enfin l’adresse dont il fait preuve pour nous tenir en haleine jusqu’au bout !

Un petit bijou donc, que je recommande avec ferveur (vous pouvez trouver aisément les scans sur des sites spécialisés à cet effet). J’espère vous avoir convaincu, amis lecteurs, et à bientôt !

Eôs

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