LA DROOOGUE

Bonjour à tous, vous commencez à me connaître mes chers amis, j’aime beaucoup croiser les œuvres et j’ai aujourd’hui décidé de parler d’un thème en particulier dans la littérature (à travers deux livres et un film) : la drogue.

Le fruit de mes dernières lectures sur ce sujet sont dû à un parfait hasard. En effet, je ne me suis pas tout à coup décidée à approfondir mes connaissances sur le sujet, les livres me sont justes tombés entre les mains ! J’ai ainsi nommé : L’herbe bleue, Anonyme ainsi que Les Nuits fauves de Cyril Collard. Concernant le film, il s’agit de Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée. Je tiens à rajouter qu’il existe une adaptation filmique des deux livres cités et un roman qui a inspiré le dernier film nommé. Bref, c’est parti !

NUITS-FAUVES-CYRIL-COLLARD

Le tout premier livre a avoir croisé mon chemin fut Les Nuits fauves. Il était là, n’attendant que moi, dans la petite « boite à lire » de ma ville. Je l’ai saisi, emporté avec moi vers de meilleurs horizons (après tout, quelqu’un s’en était bien débarrassé, c’était ma chance !) et je l’ai dévoré en une nuit. N’ayant pas actuellement l’exemplaire en main, je vais tenter de vous faire un bref résumé et de vous décrire les sentiments qui m’ont submergé à la lecture. Il s’agit d’un roman autobiographique décrivant la vie de l’auteur, consommateur de drogue aux expériences sexuelles poussées,  à la dérive entre les hommes qu’il aime, et Laura, une jeune femme pour qui il se passionne dès la première rencontre. Mais la vie tumultueuse et passionnément libérée de notre narrateur ne plaît guère à Laura qui recherche une relation exclusive et intense. Les événements s’enchaînent, les disputes aussi. Et là, la douloureuse vérité tombe : il est séropositif…

Je l’ai trouvé terriblement cru dans les sujets abordés et absolument touchant, car l’on sent cette pointe de vérité, cette véritable mise à nue de l’auteur. A la fin de ma lecture, j’ai fait quelques recherches : le livre, parut en 1989 a eu un fort impact social en France. En effet, il évoque des sujets tabous (malheureusement, toujours d’actualités) et ce avec une extrême liberté et un ton des plus sarcastique. Ce livre a décidément changé quelque chose en moi, que ce soit par la vision que j’ai dorénavant de la maladie du sida (ici présente non pas comme le sujet principal du livre mais comme un élément déclencheur) , ou peut être par les tumultes sentimentaux que rencontre le narrateur et qui font définitivement écho à mes propres expériences. Je ne saurais vous recommander plus chaleureusement ce livre ! Un dernier détail que je souhaite aborder : vous remarquerez que le nom du narrateur n’est jamais évoqué au fil du récit. Un détail qui vous plonge plus profondément encore dans la lecture…

Petit aparté : le film a été réalisé par Cyril Collard lui-même où il a d’ailleurs interprété le rôle principal et ce, un an avant de mourir du sida.

L_herbe_bleue.jpg

Vient ensuite, L’herbe bleue (titre original : Go Ask Alice), considéré comme un « roman incontournable américain ». Je souhaitait épancher ma soif de lecture dans mon nouvel environnement anglais et au détour d’une étagère, j’ai découvert ce livre (étrangement en français). J’en avais, bien sûr, entendu parler, alors je n’ai pas résisté à la curiosité et je l’ai emprunté. De la même façon que pour Les Nuits fauves, il ne m’a pas fallut bien longtemps avant d’achever ma lecture. Ce livre nous est présenté comme étant le journal d’une jeune fille de 15 ans, tombant dans la drogue, dont les conséquences désastreuses  de cette addiction l’empêchent littéralement de s’en sortir.

Je n’ai pas pu m’empêcher d’être choqué, non pas que je sois de nature fragile, mais plutôt par la découverte du contexte socio-culturel et la probable époque à laquelle cette tragique histoire s’est déroulée. En effet, même si les « noms, dates, lieux et certains événements ont été modifiés » nous pouvons aisément deviner qu’il s’agit d’un portrait de la jeunesse américaine dans les années… cinquante/soixante. Bon peut être certains d’entre vous seront moins choqués par cette annonce, mais tout de même ! 15 ans, fille de bonne famille, un collège et un quartier sans soucis apparents ! Bref, notre jeune narratrice tombe totalement par hasard dans le milieu de la drogue, en jouant au « jeu du furet » avec ses camarades. Elle ne le sait pas mais dans dix des quatorze verres, il y a du LSD… Et tout s’enchaîne très vite, la voilà qui teste des drogues de plus en plus dures, développe une addiction qui la fera quitter le foyer familial pour aller vivre sa vie un an plus tard avec une amie droguée… Bref, que de joyeusetés. Sans être vraiment bouleversée par les épreuves que traverse le personnage, je n’en ai pas moins apprécié la lecture. J’ai également fait des recherches pour en savoir un peu plus sur ce soit-disant « journal intime » et là, bingo ! La déception. Ce livre a été attribué à une psychologue mormone qui avait pour habitude d’écrire des « contes destinés à éviter à d’autres jeunes de connaître les mêmes travers ».

D’autres serait content à l’idée qu’une telle aventure ne se soit pas réellement déroulée mais moi, je n’aime décidément pas être bernée. Enfin, si toutes ces informations ne vous découragent pas, je vous encourage tout de même à le lire et à partager votre avis dans les commentaires !

ch

Et pour finir, parlons de l’adaptation filmique de Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée. Je n’ai pas encore lu le livre (cela ne saurait tarder) mais si jamais vous souhaitez partager votre opinion sur le sujet, là aussi, n’hésitez pas ! J’ai emprunté ce film allemand à la bibliothèque municipale de Bordeaux (qui dorénavant est gratuite pour tous, courez vite vous inscrire !!). J’ai beaucoup aimé l’ambiance qui s’en dégage, très différente des productions américaines ou encore françaises que j’ai l’habitude de voir. Il s’agit ici de décrire la descente aux enfers de Christiane, qui s’est déroulée dans les années 1970. À l’origine, ce sont deux journalistes qui ont interviewé Christiane lorsqu’elle avait 15 ans. Fascinés par son histoire, ils décident alors de lui dédier un livre complet (du même nom) ce qui la propulsera dans les hautes sphères dorées de la célébrité. Quelques années plus tard, Uli Edel décide d’en faire un film. Mon avis est mitigé… Même si l’univers sombre et décalé de ce film m’a plu, j’ai l’impression qu’il s’agit d’une oeuvre surfant sur la popularité croissante du phénomène « Christiane F. » de l’époque. Pour me faire une idée plus approfondie, j’aimerais également lire le livre…

image

Bon, j’espère que cet article vous a plu. Bonne lecture / visionnage, et place au prochain livre !

Eôs

Publicités
Cet article, publié dans Adaptation, Littérature étrangère, Roman, est tagué , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Un commentaire pour LA DROOOGUE

  1. J’imagine le tapage qu’a dû faire Les Nuits Fauves en 89 ! A l’époque le sida était tout « nouveau »… Le film Moi Christiane (…) je l’ai vu et il est très dur… Les scènes de shoot et quand elle vomit sur le lit, ça m’a retourné le bide. Mais bon, c’est le but aussi… montrer la réalité… Je ne lirai pas le livre car je ne lis jamais un livre après avoir vu un film, question de principe.^^

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s